Jean-Michel Guenassia évoque le petit monde des réfugiés de l’Est dans le Paris populaire des années 1960.
Une fresque vibrante d’authenticité, haletante et superbement écrite.
Michel a 12 ans en 1959. Il préfère le babyfoot à l’école et s’y adonne au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il y a un club d’échecs, celui des incorrigibles optimistes, qui rassemble des émigrés de l’Est. Michel devient leur confident et recueille leurs histoires…
Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux, et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.
Portrait de génération, reconstitution minutieuse d’une époque, chronique douce-amère d’une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l’ampleur du projet que par l’authenticité qui souffle sur ces pages.
